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Entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, ça se complique sur l'Europe

May 10, 2018, 9:04 pm

Type: politic

       




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Emmanuel Macron a mis la pression sur Angela Merkel à Aix-la-Chapelle. (Reuters)

 

Honoré jeudi par le Prix Charlemagne à Aix-la-Chapelle (Allemagne), Emmanuel Macron en a profité pour envoyer un message à Angela Merkel.


 

Comme Winston Churchill, Simone Veil ou le pape François avant lui, Emmanuel Macron a reçu le prix Charlemagne qui récompense chaque année une personnalité engagée en faveur de l’unification européenne. Dans un discours à Aix-la-Chapelle en Allemagne, où il a reçu sa distinction, le président français a une nouvelle fois affirmé ses ambitions pour l’Union européenne. "N'attendons pas. Agissons maintenant!", a lancé Emmanuel Macron. Une façon d’envoyer un message à Angela Merkel, lauréate du Prix en 2008, pour que la chancelière allemande réponde aux réformes envisagées par Emmanuel Macron.

 

En septembre, le président de la République avait lors de son discours de la Sorbonne présenté de nombreuses pistes pour "refonder" l’Union européenne. Il proposait notamment la création d’un parquet européen contre le terrorisme, un budget et un ministre commun de la zone euro ou encore de taxer les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazone). S’il avait déclaré que ces propositions s’adressaient à tous les pays de l’UE, Emmanuel Macron ciblait surtout le voisin d’outre-Rhin avec qui il espère reconstruire le couple franco-allemand.





L'Allemagne sceptique sur les propositions de la France

A l’époque, si l’Allemagne s’était réjouie du volontarisme du président français, elle n’avait pas répondu directement aux propositions. Angela Merkel était alors plongée pleinement dans les élections législatives qu’elle a remportées mais sans majorité absolue. Emmanuel Macron a ensuite dû attendre la fin des longues négociations entre conservateurs et sociaux-démocrates allemands pour connaitre son interlocuteur. Mais Angela Merkel reconduite le 14 mars 2018, les bonnes nouvelles ne sont toujours pas arrivées pour le chef d’Etat français puisque le nouveau gouvernement s’est montré réticent sur nombreuses des mesures proposées.

 

L’idée d’un "ministre des Finances" de la zone euro a par exemple été mal accueilli en Allemagne, poussant Macron à ne plus l’évoquer. Par ailleurs, Angela Merkel refuse la création d’un fonds européen de garantie bancaire des dépôts des particuliers. La proposition de listes transnationales pour les prochaines élections européennes a également été rejetée par le Parlement européens dont les députés du parti d’Angela Merkel. Enfin, Olaf Scholz, le nouveau ministre de l’Economie allemand reste silencieux sur la taxe des Gafa.

Macron met la pression sur Merkel

Des éléments qui ont refroidi l’enthousiasme d’Emmanuel Macron. Interrogé dans le documentaire "Macron président, la fin de l'innocence", diffusé le 7 mai sur France 3, le président de la République a déclaré qu'"on ne fera pas exactement ce [qu'il a dit] à La Sorbonne, c'est impossible", mais souhaitait plutôt un "compromis" entre les visions allemande et française. Les deux pays sont en pleine négociations et doivent se mettre d’accord en vue d'un sommet des dirigeants européens fin juin. Le soutien de l’Allemagne sera indispensable à Emmanuel Macron car il aura du mal à trouver des alliés parmi les autres Etats membres. L’Italie n’a toujours pas de gouvernement, l’Espagne est empêtré dans l’affaire catalane et les pays de l’Est se montrent réticents aux réformes proposées par la France.





Ce jeudi au moment de recevoir le Prix Charlemagne, Emmanuel Macron a donc décidé de mettre la pression sur la chancelière allemande. "Ne soyons pas faibles et choisissons", a-t-il déclaré avant de poursuivre : "Je crois à un budget européen beaucoup plus ambitieux [...] Je crois à une zone euro plus intégrée, avec un budget propre." Devant Angela Merkel qui assistait à la cérémonie, le président français est même allé jusqu’à tancer le "fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux" de l’Allemagne qui se fait "aux dépens des autres".

Nous avons des cultures politiques différentes

La chancelière a également pris la parole et a reconnu des "discussions difficiles". "Nous avons des cultures politiques et des manières d'approcher les sujets européens différentes", a-t-elle diplomatiquement commenté. Tout en se disant favorable à rendre la zone euro "plus résistante face aux crises".

Les deux dirigeants ont toutefois accordé leurs positions sur les turbulences que traverse le monde après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien. "Le temps où l'on pouvait compter tout simplement sur les Etats-Unis pour nous protéger est révolu", a dit Angela Merkel pour qui "l'Europe doit prendre son destin elle-même en main". Emmanuel Macron lui a fait écho en plaidant pour "faire de l'Europe une puissance géopolitique" et "diplomatique", et en critiquant implicitement la volonté des Etats-Unis de vouloir dicter leur conduite aux Européens, comme sur le nucléaire iranien. Malgré les menaces de sanctions économiques de la part des Etats-Unis, les trois pays européens signataires (France, Allemagne, Royaume-Uni) ont décidé de maintenir leur accord avec l’Iran.


Source de l'article: Le JDD





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