change language     -         


Des milliardaires libertariens veulent faire de « Waterworld » une réalité

February 13, 2018, 7:48 am

Type: stars

       




news_image

En début d'année, le Seasteading Institute a passé un accord avec la Polynésie française pour y installer son premier prototype d'île flottante.

 


Construire un paradis libertarien et techno-utopique au beau milieu de l’océan est le type d’idée que l’on retrouve plutôt dans un film de science-fiction ou qui fait l’objet d’une vanne dans la série Silicon Valley. Mais il semblerait que la réalité puisse bientôt dépasser la fiction.

Ce plan est soutenu par un groupe d’idéalistes libertariens, qui disent pouvoir résoudre les maux de la société en s’installant dans des communautés posées au milieu de l’océan. Là-bas, ils pensent être immunisés contre les deux principales menaces visant l’espèce humaine au XXIe siècle, à savoir, la montée des eaux et le manque d’innovation du gouvernement, selon Joe Quirk, le président du Seasteading Institute.

« Le seasteading [Ndlr, le fait de construire des habitations permanentes sur la mer] permet de résoudre ces deux problèmes, explique Quirk à VICE News. Pour moi, c’est mieux que d’aller sur Mars. »

Au début de l’année, le Seasteading Institute est parvenu à un accord avec la Polynésie française pour construire un prototype d’île flottante (un « seastead ») dans un lagon protégé, afin de prouver la viabilité de leur idée. Ils espèrent que leur prototype, composé notamment d’un restaurant subaquatique, sera prêt en 2020.

Mais le projet ne résume pas à manger à côté des poissons – il s’agit de construire une véritable utopie.

Celle-ci s’inspire notamment du festival Burning Man, où Quirk a rencontré Patri Friedman, un pionnier du seasteading et petit-fils de l’économiste Milton Friedman. Les deux hommes ont ensuite écrit un manifeste pour leur site Web, dans lequel les « aquapreneurs » expliquent comment les « îles flottantes » vont permettre de s'attaquer à huit défis – les « Huit Grands Impératifs Moraux » du seasteading, à savoir :

  • « Enrichir les pauvres », parce que les petites nations insulaires auraient tendance à être plus riches et davantage capables de restructurer leur gouvernement quand elles deviennent indépendantes.
  • « Guérir les malades », parce que la bureaucratie gouvernementale aurait entravé la recherche médicale. Ce qui ne sera pas le cas sur leurs paradis flottants.
  • « Nourrir ceux dans le besoin », en cultivant les algues qui vont se développer de plus en plus à cause du changement climatique, et grâce au carbone absorbé par les océans.
  • « Nettoyer l’atmosphère », en cultivant des algues qui absorbent le carbone, et deviendront une nouvelle source d’énergie dans la nouvelle « économie bleue ».
  • « Permettre aux gens de vivre en harmonie avec la nature », grâce à des villes construites avec des technologies inspirées des plantes qui utilisent l’eau comme source d’énergie.
  • « Alimenter le monde en énergie », grâce à la « conversion de l’énergie thermique des mers », un mécanisme peu connu utilisé pour produire de l’énergie en utilisant la différence de température entre l’eau présente en surface, et celle des fonds marins.
  • « Arrêter les guerres », en libérant l’humanité du « monopole du gouvernement » et permettant aux gens de choisir le type de gouvernance qu’ils souhaitent.

Le huitième « impératif moral » est ce qu’ils appellent le « Projet de recherche de mariculture des vélelles », un enclos flottant pour élever des poissons. Ce projet permettra, espèrent-ils, de « nourrir 9 milliards de personnes avec des sashimis savoureux », le tout sans empreinte carbone.

L’idée des paradis flottants commence à faire son chemin chez les ultra-riches. Peter Thiel faisait partie des investisseurs fondateurs du Seasteading Institute, à hauteur de 1,7 million de dollars. (En 2011, Thiel a quitté l’aventure, d’après Business Insider, et Quirk indique qu’il n’est pas impliqué dans le projet polynésien, bien que deux employés de la Thiel Foundation soient toujours présents au board du Seasteading Institute).

Ils espèrent financer le projet grâce à une ICO (initial coin offering), une méthode de levée de fonds qui implique la création d’une nouvelle crypto-monnaie, dont le nombre d’unités est préalablement fixé – tout cela en dehors du système financier traditionnel.

Les « seasteaders » sont prêts à « décentraliser la gouvernance, mais aussi la finance », assure Quirk.

« Si les sociétés flottaient et pouvaient être transportées, la gouvernance pourrait évoluer, dit Quirk. La gouvernance deviendrait une technologie qui pourrait progresser aussi rapidement que les téléphones grâce auxquels nous échangeons en ce moment même. »

« Pour moi, les seasteads sont comme des iPhones qui flottent. Vous téléchargez votre app gouvernance, et vous choisissez comment structurer la société. »


Source de l'article: VICE





allnews_image

Anne Hidalgo, la maire de la capitale, réclame pour sa part depuis des mois une «mise à l'abri» pour les quelque 2 300 personnes qui habitent ces campements de fortune dans des conditions jugées «indignes» par le Défenseur des droits.

Lire l'article


allnews_image

Cette année, après quatre décennies d'essais infructueux, l'agence spatiale américaine a testé avec succès un prototype de réacteur qui pourrait alimenter des colonies lunaires ou martiennes.

Lire l'article


allnews_image

L’isolement social chronique a des effets qui fragilisent la santé mentale des mammifères, souvent associé, par exemple, à la dépression et au trouble de stress post-traumatique chez les humains. Une récente étude suggère aujourd’hui que cet isolement soc

Lire l'article


allnews_image

Parlement européen, réception collective puis tête-à-tête chez Macron, VivaTech : le PDG de Facebook mène une campagne de visites européennes, en évitant Londres.

Lire l'article


allnews_image

Suite à la présentation par Jean-Louis Borloo le 26 avril dernier d’un rapport ambitieux, c’est mardi 22 mai que le président de la République détaillera son programme pour améliorer la vie des habitants des quartiers défavorisés, non pas avec de "grands

Lire l'article


allnews_image

L'ancienne députée du Front national Marion Maréchal-Le Pen a effacé sur ses comptes Facebook et Twitter le nom Le Pen, hérité de sa mère Yann et porté par sa tante Marine, présidente du FN, et son grand-père Jean-Marie, cofondateur du parti.

Lire l'article




allnews_image

Avec le retour des sanctions, toute entreprise commerçant avec l'Iran risque de voir ses crédits dénoncés en France à l'échéance du moratoire fixé par Donald Trump.

Lire l'article


allnews_image

A l’occasion des débats sur la loi Alimentation, qui commencent la semaine prochaine à l’Assemblée Nationale, le député LREM Matthieu Orphelin déposera un amendement proposant l’interdiction du glyphosate d'ici à 2021.

Lire l'article


allnews_image

Avec le massacre perpétré par l’armée israélienne contre des civils palestiniens ce 14 mai, la question des partenariats entre l’Union européenne et le gouvernement de Netanyahou se pose. D’autant que Bruxelles y finance des recherches militaires et que d

Lire l'article


allnews_image

Depuis quelques semaines, les autorités se divisent sur l’épineux sujet de la démoustication de la Presqu’île d’Ambès. Le maire juge « insuffisants » les traitements imposés par le préfet, et le conseil départemental refuse de financer un épandage de bioc

Lire l'article