change language     -         


Une championne d’échecs refuse d’aller défendre son titre en Arabie saoudite

27 December 2017, 11:12

politic

  • Facebook
  • Tweet
  • Whatsapp




  • news_image

    Doha (Qatar), le 29 décembre 2016. Anna Muzychuk a remporté le Championnat du monde féminin rapide et Blitz il y a un an. AFP/KARIM JAAFAR


     

    La championne d’échecs ukrainienne Anna Muzychuk refuse de se rendre à une compétition au nom de la défense de « ses principes ». Par ailleurs, Riyad a refusé d’accorder des visas aux joueurs israéliens.

    « Dans quelques jours, je vais perdre mes deux titres »… Sur son compte Facebook, la championne d’échecs ukrainienne Anna Muzychuk explique pourquoi elle refuse de se rendre en Arabie saoudite où se déroule le tournoi mondial « roi Salmane » de parties rapides et Blitz à partir de ce mardi jusqu’au 30 décembre. Le texte date du 23 décembre et a été repéré par Libération.

    La jeune femme assure qu’elle ne veut « pas jouer selon les règles de quelqu’un, ne pas porter d’abaya, ne pas être accompagnée en sortant, et ne pas se sentir moi-même une créature secondaire ». « Je suis prête à défendre mes principes et à ignorer l’événement », ajoute-t-elle, précisant que sa sœur Mariya, également joueuse d’échecs, fait le même choix. Anna Muzychuk a remporté le Championnat du monde féminin rapide et Blitz en 2016 au Qatar. Elle est actuellement la troisième joueuse mondiale.

    La Fédération internationale des échecs (Fide) a fait savoir mi-novembre qu’elle avait « conclu un accord avec les organisateurs saoudiens » sur les tenues vestimentaires. « Il n’y aura pas d’obligation de porter hijab ou abaya lors des jeux », a-t-elle assuré.

    La fédération israélienne demande des compensations

    En plus des deux jeunes femmes, quelque 150 joueurs professionnels ont annoncé qu’ils boycotteraient la compétition pour protester contre la décision de la Fide de choisir l’Arabie saoudite comme pays organisateur. Riyad a dans un premier temps refusé d’accorder des visas aux joueurs de trois pays : l’Iran, son grand rival au Moyen-Orient, le Qatar, avec qui elle est engagée dans un bras de fer diplomatique depuis le 5 juin, et Israël, avec qui elle n’a aucune relation diplomatique.

    Lundi, la Fide a annoncé avoir réussi à « obtenir des visas pour les joueurs du Qatar et de l’Iran », mais avoir échoué pour les compétiteurs de l’Etat hébreu. La Fédération israélienne des échecs a réclamé ce mardi des compensations financières à la Fide.


    Source de l'article: Le Parisien


  • Facebook
  • Tweet
  • Whatsapp