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Par quoi remplacer les pailles en plastique qui contribuent à la pollution des océans?

February 4, 2018, 3:25 pm

Type: EARTH

       




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ENVIRONNEMENT - Glissé dans un soda bien frais ou un cocktail, on oublie presque qu'il est partout, ce petit tube de plastique qui accompagne nos boissons préférées. Pourtant, chaque année en France, ce sont 3,2 milliards de pailles qui sont utilisées puis jetées, rien que dans l'industrie du fast-food. Aux États-Unis, ce sont 500 millions de pailles qui sont consommées chaque jour.

 

Pour lutter contre cette utilisation excessive et néfaste, est organisée ce samedi 3 février une journée internationale sans paille en plastique. À l'origine de cet événement, l'association française "Bas les pailles", en partenariat avec le projet "Bye Paille" de Low Carbon City, qui espère bien changer nos habitudes à ce sujet.

 

Car les pailles, bien que petites et légères, ont de nombreux défauts. À usage unique, elles sont rarement triées et terminent dans la poubelle à ordures ménagères, au mieux, dans le caniveau, au pire, et ne sont pas recyclées. Résultat, même si elles ne sont pas le plastique le plus retrouvé dans les océans, elles sont quand même extrêmement nocives pour la faune aquatique qui peut les ingurgiter. En 2015, la vidéo d'une tortue à l'agonie avec une paille dans la narine que des vétérinaires tentaient difficilement d'ôter avait fait le tour du monde.

 

Inox, verre ou bambou

Alors comment faire ce minuscule pas pour nous qui en est un grand pour les océans? Comment remplacer les pailles en plastique? "Il existe plusieurs options de pailles qui ne sont pas en plastique: en inox, en verre ou encore en bambou", affirme Yasmine El Kotni, co-fondatrice de "Bas les pailles", contactée par Le HuffPost.

 

Pour vous donner un ordre d'idée, une paille en inox basique coûte environ 4€. Il en existe même pour les smoothies, un peu plus chères, à 6€ ici. Comme les pailles en bambou ou en verre, elles sont nettoyables et réutilisables. Vous craignez la saleté qui pourrait s'accumuler à l'intérieur et les bactéries? Un petit coup de goupillon et le tour est joué.





Et si vous n'êtes pas prêt à passer à la paille lavable, il en existe des biodégradables. En papier ou en amidon de maïs, et bientôt peut-être en algues compostables, par exemple.

 

 

Quand la décision d'avoir une paille ou non ne dépend pas entièrement de soi, quand on est au restaurant ou dans un café notamment, il est toujours possible de demander explicitement à ne pas en avoir dans son verre.

Commander sans paille

"Le consommateur peut le préciser à la commande et faire, surtout, en sorte que ce soit bien entendu. Il ne faut pas hésiter à donner la raison de son refus en disant qu'on essaye de réduire sa consommation de plastique", explique Yasmine El Kotni.

Pourquoi les pailles et pas d'autres objets en plastique qui polluent beaucoup plus les océans comme les bouteilles? Parce qu'il n'y a pas de petit effort environnemental. "Ce n'est pas juste un petit objet comme ça. Une paille met plusieurs centaines d'années à se décomposer", insiste-t-elle.

Un autre exemple de plastique dont on sous-estime l'impact négatif sur l'environnement: les microbilles qui se trouvent dans les produits cosmétiques et notamment dans les gommages. Leur petitesse les empêche d'être filtrées lors de leur passage en usine de traitement des eaux usées. Elles peuvent alors déséquilibrer la faune et la flore locale, et contaminer plages et fonds marins, sans parler du fait qu'elles peuvent être ingérées par des organismes vivants, poissons, baleines ou plancton.

Comme pour les microbilles, certaines villes ont déjà fait le choix de s'engager contre les pailles en plastique. C'est le cas de la ville littorale de Seattle, ou encore de celle de Miami. Côté États, le Costa Rica pourrait devenir le premier pays à bannir les objets en plastique à usage unique, pailles y compris, en 2021.

En France, les fondatrices de Bas les pailles ont lancé une pétition pour leur interdiction. Celle-ci a déjà recueilli plus de 61.000 signatures.


Source de l'article: Huffingtonpost.fr




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