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Gilets jaunes XII: 17 400 personnes ont défilé, premières tensions à Paris

February 2, 2019, 4:25 pm

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Ce samedi est le douzième samedi consécutif de mobilisation nationale des gilets jaunes. A Paris, un défilé dédié aux blessés est parti de la place Félix-Éboué à midi en direction de la place de la République. Quelques tensions se font sentir cet après-midi. D'autres manifestations ont lieu en province, notamment à Valence, dans la Drôme.






16 h 10 : des heurts opposent manifestants et forces de l’ordre place de la République, lieu d’arrivée du cortège parisien.

15 h 56 : un total de 13 800 personnes ont défilé ce samedi à Paris, selon le comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un groupe de médias.

Selon le ministère de l'Intérieur, 17 400 personnes ont été mobilisées dans toute la France à 14 heures.

 

Les chiffres souvent contestés

Samedi dernier, les autorités avaient recensé 4 000 manifestants à Paris et 69 000 sur l’ensemble de la France, des chiffres régulièrement contestés par les gilets jaunes qui accusent le gouvernement de minorer la mobilisation.

 

15 h 46 : il y a quelques tensions à Paris. 10 personnes ont été interpellées à Paris, selon la préfecture de police. Plusieurs grenades lacrymogènes ont été lancées.

15 h 43 : plus de 5 000 manifestants ont bravé froid et pluie ce samedi à Valence (Drôme).

15 h 36 : Jean-Luc Mélenchon a déploré ce samedi à Marseille que « la force publique (ait) été utilisée seulement pour affronter les manifestations » de gilets jaunes, qualifiant Emmanuel Macron de « président flashball ».

Le point à la mi-journée

À Paris, quelque milliers de personnes défilent entre la place Félix-Éboué et la place de la République, dans le calme, depuis midi.

- La manifestation, déclarée, est dédiée aux victimes des violences policières et de certaines armes controversées (LBD 40, grenades GLI-F4).

- Ces armes "causent des lésions de guerre", "des lésions irréversibles", dénonce le neurochirurgien Laurent Thines, qui a lancé une pétition pour demander leur interdiction.

- En régions, c'est à Valence (Drôme) que la mobilisation est la plus forte. Le défilé - non déclaré - a entraîné la mise sous haute surveillance de Valence, où les gilets jaunes de toute la région sont rassemblés. 14 personnes y ont été interpellées à la mi-journée.

14 h 25 : Depuis la place Félix-Éboué à Paris (XIIe), quelques milliers de personnes se dirigent dans le calme vers la place de la République, dans le centre de Paris, derrière une banderole réclamant l’interdiction des grenades et des LBD et un kaléidoscope montrant des visages tuméfiés.

Photo Lucas BARIOULET/AFP

Photo HDPhoto Lucas BARIOULET/AFP

Figure du mouvement et gravement blessé à l’œil la semaine dernière, Jérôme Rodrigues a été acclamé avant de quitter le cortège sous escorte. "Jérôme courage. Jérôme on t’aime. Jérôme on est avec toi", ont scandé des manifestants.

Jérôme Rodrigues a été acclamé par la foule. Photo Zakaria ABDELKAFI/AFP

Photo HDJérôme Rodrigues a été acclamé par la foule. Photo Zakaria ABDELKAFI/AFP





13 h 40 : Dans la matinée, des marches ont eu lieu dans le grand ouest, à Caen (2500 personnes selon les organisateurs), où des "gilets jaunes" arboraient cache-œil ou bandages et à Rouen et des pancartes appelant Macron à "faire (sa) valise".

13 h 28 : À Morlaix (Bretagne), peu avant le début d’une manifestation, Claudie 56 ans, saisonnière au chômage, l'œil bandé, a confié être là "pour le pouvoir d’achat, une vie meilleure, vivre et non survivre. On espère revenir sains et saufs avec tous nos membres et nos yeux".

13 h 01 : De plus en plus nombreuses, les voix s'élèvent contre l'utilisation de ces armes en situation de maintien de l'ordre. Un neurochirurgien de Besançon a lancé une pétition pour demander leur interdiction. Mais le Conseil d'État, en référé, a justifié - et validé - leur usage face aux gilets jaunes vendredi - tout en reconnaissant qu'elles avaient causé de nombreuses blessures graves.

À l'Est républicain, il rappelle que ces armes "causent des lésions de guerre", tout en expliquant que la France est le seul pays démocratique à en faire usage dans ces situations, alors même qu'elles peuvent "changer une vie".

"On parle de crânes explosés, de lésions irréversibles", insiste-t-il.

12 h 57 : À Valence, dans la Drôme, des centaines de gilets jaunes sont rassemblés et un hélicoptère survole l'agglomération, placée sous haute surveillance.

Des gilets jaunes ont investi un centre commercial.

12 h 54 : Selon le collectif militant Désarmons-les, 20 personnes ont été gravement blessées à l’œil - la plupart éborgnées - depuis le 17 novembre. La police des polices (IGPN) a été saisie de 116 enquêtes portant pour dix d’entre elles sur de graves blessures aux yeux. 

TÉMOIGNAGES - Éborgnés, amputés... des dizaines de manifestants blessés sont venus marcher pour témoigner de la violence de la riposte policière, qui utilise des armes controversées dans le cadre du maintien de l'ordre. en principe non létales, mais aux conséquences parfois irréversibles. Et parfois fatales.

Notre journaliste sur place en a rencontré plusieurs:

 





12 h 10 : Des rassemblements sont également prévus à Bordeaux et Toulouse, traditionnelles places fortes de la mobilisation, où les précédents actes ont été émaillés d’incidents avec les forces de l’ordre, mais aussi à Nancy, Caen, Nantes ou Rouen.

Sur le Vieux Port de Marseille, "un mur de la honte" sera érigé en souvenir des 14 personnes mortes (11 en France, 3 en Belgique) accidentellement depuis le début du mouvement.

11 h 53 : Depuis le 17 novembre, ces événements ont fait onze morts, pour la plupart lors d’accidents à des barrages. Plus de 2.000 manifestants ou membres des forces de l’ordre ont été blessés, parfois gravement côté "gilets jaunes".

11 h 45 : une trentaine de blessés lors des précédentes manifestations sont mis en avant pour cet acte XII, qui entend dénoncer la violence policière.

Quelques manifestants portent un faux bandage à l’œil en solidarité avec les blessés graves. "Ça me choque quand je vois les armes qu’ils utilisent", témoigne Gérald, maçon à Saint-Quentin (Aisne).

Photo Zakaria ABDELKAFI/AFP

Photo HDPhoto Zakaria ABDELKAFI/AFP

"Il y a 15 jours une grenade nous est passé juste à côté. Elle a explosé à deux mètres. On a vu les éclats partir en l’air, c’était très choquant", ajoute son frère Olivier.

11 h 20 : Dans le cortège, Jérôme Rodrigues, qui a été blessé à l'œil samedi dernier, par un tir de LBD 40, selon lui. Une enquête a été ouverte par l'IGPN, la police des polices.

10 h 59 : Alors que la manifestation n'est prévue qu'à midi, à Paris, des centaines de gilets jaunes sont déjà rassemblés place Dausmenil, dans le XIIe arrondissement de la capitale.

10 heures : face à l'utilisation controversée du LBD 40, utilisé plus de 9200 fois depuis le début de la contestation des gilets jaunes, Christophe Castaner a reconnu qu'elle pouvait "blesser" et a promis de sanctionner "les abus".

Il en a toutefois défendu l’utilisation "pour faire face aux émeutiers":

 

 

9 heures : à Valence (Drôme), les autorités sont sur les dents. La manifestation, non déclarée, doit rassembler tous les gilets jaunes de la région. De nombreuses routes sont coupées, et plusieurs accès à la ville sont fermés.





8 h 20 : alors que cette nouvelle journée de mobilisation est dédiée aux "gueules cassées" - du surnom donné aux victimes de tirs de LBD40 ou de grenades explosives - le Conseil d'État a validé vendredi l'utilisation des LBD par les forces de l'ordre face aux gilets jaunes.

8 h 18 : en régions, c'est à Valence (Drôme) que la plus forte mobilisation est prévue, avec jusqu'à 10000 manifestants attendus.

8 h 16 : une nouvelle "nuit jaune" est attendue place de la République à Paris, après celle de la semaine précédente. Des incidents avaient éclaté, mais la "nuit" n'avait pas duré longtemps: la place avait été évacuée en début de soirée.

8 h 15 : quelque 50000 personnes ont déclaré, sur Facebook, se rendre à Paris pour manifester ce samedi, entre le XIIe arrondissement et la place de la République. C'est beaucoup plus que les semaines précédentes, le parcours étant unitaire et déclaré.

8 heures : Ce samedi est le douzième samedi consécutif de mobilisation nationale des gilets jaunes. Cet acte XII tourne autour de trois mots d’ordre : justice pour les blessés, hommage aux victimes et interdiction des grenades et des lanceurs de balles de défense.

A quoi faut-il s'attendre ce samedi ?

A Paris, le défilé dédié aux blessés partira de la place Félix-Éboué à midi en direction de la place de la République.

Les gilets jaunes ont appelé à une "marche blanche dans le calme", dans laquelle plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues. Une vingtaine de blessés pendant les différents actes des gilets jaunes devraient marcher en tête du cortège. Les autres manifestants sont appelés à se mettre des pansements sur l’œil, des bandages ou du rouge sur les gilets jaunes, dans le but de dénoncer les violences policières.

À noter aussi qu’Éric Drouet, Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle, trois figures médiatiques du mouvement, seront réunis pour cette manifestation, malgré leurs dissensions apparentes des dernières semaines.

D'autres manifestations sont prévues dans diverses autres villes, comme Nantes, Bordeaux, Nancy, Rouen Caen, Toulouse, mais aussi Valence, où la préfecture attend de 6 000 à 10 000 manifestants.

À Marseille, les gilets jaunes ont prévu sur le Vieux-Port l’érection d’un "mur de la honte" en souvenir des 14 personnes mortes en marge des manifestations depuis le début du mouvement, le 17 novembre.


Source de l'article: Republicain-lorrain



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