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GILETS JAUNES ET ANONYMOUS : LES PREMIÈRES CYBERATTAQUES

22 December 2018, 12:16

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    credit: Aphadolie

    LES ANONYMOUS SE SERAIENT RALLIÉS À LA CAUSE DES GILETS JAUNES EN COORDONNANT DES CYBERATTAQUES


     

    Le mouvement des Gilets Jaunes continue d'être au cœur de l'actualité nationale. Mais il semblerait qu'en plus des blocages et autres opérations en France, le mouvement peut compter sur l'aide des Anonymous. En effet, selon l'entreprise américaine FireEye, spécialisée dans la cybersécurité, des "hacktivistes" affiliés aux Gilets Jaunes auraient été à l'origine de plusieurs attaques coordonnées et ciblées sur des sites institutionnels français entre le 2 et le 4 décembre dernier.

    LES ANONYMOUS REJOIGNENT LES GILETS JAUNES ?

    C'est en tout cas se qu'explique David Grout, responsable technique pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique chez FireEye. Des attaques de type DDoS, pour Distributed Denial of Service, ou "déni de service distribué" en français ont provoqué des surcharges factices de requêtes entraînant la fermeture de sites institutionnels français tels que l'URSSAF, le Ministère de la Justice, l'Université Paris-Sud, l'Université de Lorraine ainsi que la Fondation Franco-Américaine. Si les premières attaques ont été revendiquées par des groupes activistes associés à des opérations contre Israël ou à des réseaux turcs, les Anonymous français ont suivi ces actions le 4 et 5 décembre et promettent de nouvelles attaques pour suivre la démarche des Gilets Jaunes.

    Voir le tweet original





    David Grout explique qu'en réalisant une recherche sur Twitter et sur des forums, on peut s'apercevoir que les Anonymous ont rallié la cause des Gilets Jaunes et invitent à relayer les revendications afin de mobiliser le maximum de gens dans le but d'organiser de nouvelles attaques de types DDoS ou "changeant des pages d'accueil par des pages de propagande" comme le souligne David Grout.

    Pour l'expert, le niveau technique de ces attaques est moyen ce qui veut dire qu'elles ne sont pas à la portée de n'importe qui, mais "pas à la hauteur des capacités d'un État ou de groupes beaucoup plus avancés dans le monde des cyberattaques". En revanche, si le niveau de ces attaques est minimisé par le spécialiste, ce dernier précise que ce type d'action est "une nouveauté sociologique et un nouveau terrain de revendication". Et l'expert met en garde aussi bien les citoyens que le gouvernement français sur l'éventuelle paralysie économique que cela pourrait engendrer.


    Source de l'article:Hitek.fr


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