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« Gilets jaunes » : une rentrée sans grande ampleur, marquée par des violences

8 September 2019, 13:52

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    Des « gilets jaunes » le 7 septembre à Montpellier. PASCAL GUYOT / AFP

     

    Pour leur « rentrée », quelques milliers de « gilets jaunes » se sont rassemblées dans plusieurs grandes villes, comme à Montpellier, où une voiture de police a été incendiée.

    Pour leur « rentrée », quelques milliers de « gilets jaunes » se sont rassemblées dans plusieurs grandes villes, comme à Montpellier, où des heurts ont très vite éclaté et une voiture de police a été incendiée. Vers 20 heures, la préfecture faisait état de neuf interpellations, notamment pour des jets de projectiles et six blessés légers parmi les forces de l’ordre.

    Selon la préfecture de l’Hérault, qui a compté 500 black blocs environ dans le cortège, ce sont des manifestants qui ont ouvert la porte du véhicule de police et y ont jeté un cocktail Molotov. Une fumée épaisse, irrespirable, a rapidement envahi une rue commerçante de Montpellier, où une voiture de police, sans occupants, a été incendiée. Plusieurs devantures de commerces ont aussi été vandalisées, notamment celle de l’assureur MMA.

    Le cortège a rassemblé 2 000 (selon la préfecture) à 5 000 manifestants (selon les organisateurs) au plus fort de la manifestation. De nombreux manifestants présents au début du rassemblement, comme Odile, jeune aide-soignante, qui s’enthousiasmait : « C’est la rentrée des gilets jaunes ! », ont répondu à un appel national à manifester à Montpellier, une ville dans laquelle la mobilisation est forte depuis le début du mouvement.

    Manifestation interdite à Rouen

    Plusieurs heurts ont également éclaté à Rouen à l’occasion d’une manifestation lancée par les « gilets jaunes » et soutenue par la CGT de Seine-maritime, conduisant à 26 interpellations et 111 verbalisations, a-t-on appris auprès de la préfecture.

    Au plus fort de la manifestation, environ 500 personnes ont défilé à Rouen. Le préfet de la région Normandie avait pourtant pris un arrêté interdisant toute manifestation et tout rassemblement dans le centre-ville de Rouen samedi de 10 heures à 22 heures, comme c’est le cas depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », « pour protéger les commerces », dans une ville où cette fronde sociale a été particulièrement vive.

    « Deux cortèges se sont réunis et ont tenté d’entrer dans le périmètre [interdit] pour se diriger vers la Banque de France, lieu qui a fait déjà l’objet de plusieurs dégradations », a déclaré le sous-préfet de permanence, Jehan-Eric Winckler, à l’Agence France-presse (AFP).

    « Les manifestants ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Des sommations ont été faites et il y a eu l’utilisation de gaz lacrymogènes en réponse aux jets de projectiles. Les manifestants ont été éconduits et remis à l’extérieur du périmètre », a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de manifestants présents.

    « Une reprise du mouvement qui n’a jamais été mort »

    A Toulouse, le cortège, de plusieurs centaines de « gilets jaunes », selon un journaliste de l’AFP, était bien plus important que les derniers samedis, traduisant, selon de nombreux manifestants, une « reprise » de la mobilisation. « C’est normal qu’il y ait plus de monde, c’est une reprise du mouvement qui n’a jamais été mort », a assuré Francis, un retraité toulousain de 66 ans. « Et ça va être de pire en pire ! », prédit-il. Sur une des portes de l’Hôtel de ville, un homme a collé un carton sur lequel on pouvait lire : « Ça prendra le temps que ça prendra mais nous on lâchera pas. »

    A Lille, quelque 650 manifestants, selon la police, 1 500 selon des représentants des « gilets jaunes », défilaient dans une ambiance bon enfant, derrière une banderole annonçant la « rentrée sociale » et la « convergence des luttes » des gilets « jaunes »« rouges »« roses » et « verts ». A Strasbourg, environ 350 « gilets jaunes » selon la préfecture manifestaient depuis la mi-journée dans le centre-ville.

    107 interpellations à Paris

    A Paris, épicentre des manifestations du samedi pendant plusieurs mois, plus de 800 « gilets jaunes » se sont réunis, a indiqué à la presse Didier Lallement, préfet de police de Paris, soit « un chiffre assez bas mais très nettement supérieur à celui de la semaine dernière ». Les forces de l’ordre ont procédé à 107 interpellations, a indiqué dans la soirée la préfecture de police, qui a par ailleurs annoncé que les rassemblements seraient de nouveau interdits dans le quartier des Champs-Elysées dimanche.

    A Bordeaux, un temps « place forte » du mouvement, plusieurs centaines de « gilets jaunes » ont manifesté. Certains manifestants ont regretté de n’avoir pu approcher le Parc des expositions, au nord de la ville, où se tient pendant deux jours, sous très haute surveillance policière, « le campus des territoires » de La République en marche (LRM). Cinq personnes ont été interpellées et quatre placées en garde à vue, selon la préfecture.


    Source de l'article: Le MONDE


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